Cas réels de courtiers augmentés

Rien ne vaut des exemples concrets pour se projeter. Voici trois portraits de cabinets ayant franchi le cap de l’automatisation progressive. Chaque cas illustre une problématique précise, les solutions mises en œuvre, et les résultats obtenus après quelques semaines ou mois.

📍 Cabinet A – Gagner du temps sur la gestion des sinistres

Contexte : Cabinet de 5 personnes, spécialisé en IARD pour les particuliers et les TPE. La gestion des sinistres représentait une charge mentale importante, avec des échanges de mails incessants, des pièces manquantes, et des clients insatisfaits.

Actions mises en place :

  • Mise en place d’une adresse mail dédiée aux sinistres avec tri automatique des pièces,
  • Utilisation d’un outil de checklist dynamique partagée avec le client,
  • Archivage des documents via une GED connectée,
  • Relances automatiques à J+3 et J+7 pour les pièces manquantes.

Résultats :

  • Temps de traitement moyen d’un sinistre réduit de 30 %,
  • Satisfaction client en hausse (score NPS passé de 6,4 à 8,1),
  • Équipe plus concentrée sur les cas complexes.

📍 Cabinet B – Industrialiser la relance commerciale

Contexte : Cabinet en croissance avec 3 porteurs, opérant dans la RC pro et les assurances construction. Beaucoup de leads entrants, mais peu de temps pour les traiter efficacement.

Actions mises en place :

  • Tunnel de vente automatisé (formulaire → CRM → emails + prise de RDV automatique),
  • Mise en place de séquences d’email de nurturing selon les typologies de prospects,
  • Suivi des devis avec rappels automatiques et tracking d’ouverture.

Résultats :

  • Taux de transformation passé de 18 % à 27 % en 3 mois,
  • Diminution du temps passé par porteur sur la phase de qualification,
  • Meilleure priorisation des leads “chauds”.

📍 Cabinet C – Réduire les irritants internes

Contexte : Cabinet multi-sites avec 12 collaborateurs. Perte de temps importante liée aux emails mal classés, aux documents introuvables, et aux oublis de relance entre équipes.

Actions mises en place :

  • Mise en place d’un outil de gestion de tâches collaboratif,
  • Classification automatique des mails entrants dans le CRM,
  • Formation interne courte sur les nouveaux outils,
  • Création de dashboards hebdo pour piloter la charge.

Résultats :

  • Réduction de 40 % des doublons d’emails entre équipes,
  • Meilleure répartition de la charge,
  • Fluidité accrue dans les échanges internes.

Ces exemples montrent qu’automatiser n’est pas déshumaniser, mais au contraire redonner de l’espace pour la vraie valeur ajoutée humaine. Dans le dernier chapitre, nous verrons comment passer à l’action concrètement, en évitant la dispersion ou l’essoufflement.

Le piège : vouloir tout changer d’un coup

Beaucoup de projets digitaux échouent car ils visent une refonte totale : nouveau CRM, nouvelle GED, nouveau site, automatisations complexes… tout en même temps. Or, ce type d’approche coûte cher, prend du temps, et génère une forte résistance au changement.

À l’inverse, une stratégie gagnante repose souvent sur :

  • des outils simples et éprouvés,
  • des déploiements progressifs,
  • des cas d’usage concrets et rentables dès les premières semaines.