Créativité, comment animer une séance efficace

Les 4 règles de la créativité

censure

C  la critique est abolie. L’expression concrète du non-jugement, c’est l’expression “pourquoi pas”. Si l’on marchait au plafond, pourquoi pas. Cela ne veut pas dire qu’on accepte cette proposition, mais qu’on suspend son jugement, le temps de jouer avec cette idée, pour peut-être en faire naître autre chose, un autre type de plafond, un autre type de chaussures, un autre type de maison, ou rien.

quantité-creativité

Q la quantité est privilégiée. Plus vous aurez des idées, plus grande sera votre chance d’en avoir des originales. « Rien n’est plus dangereux que d’avoir une idée »

 

idees-farfeluesF  les idées farfelues sont les bienvenues. “Si une idée valait la peine d’être pensée, c’est qu’elle vaut la peine d’être dite.” (Rickards et Moger, 1999)

 

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D démultiplier les idées. Au lieu de les critiquer, il est préférable de les enrichir. Même dans les idées qui paraissent les plus idiotes, les plus éloignées, … il y a quelque chose de bon à prendre.

 

Le déroulé d’un séance de créativité

 

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la formulation du problème (entrer dans l’univers du problème)

Chercher des idées, c’est savoir d’abord quel est le problème à résoudre. C’est évident et pourtant que de groupes se sont perdus dans les méandres de l’imagination sans s’en sortir ou sans trouver de réponse à des problèmes mal définis, mal délimités.

  • Que cherche le groupe exactement, quel objectif atteindre, quelles sont les contraintes ?
  • La formulation peut servir à remettre en cause le problème.
    • Est-ce réellement cela notre problème ?
    • Ayez un sens critique face au problème.
    • Est-ce le bon problème ?
  • La formulation précise du problème, c’est-à-dire l’inventaire le plus exhaustif possible de toutes les informations s’y rapportant débouchant sur l’établissement du cahier des charges, Il s’agit d’arriver à des formulations précises des questions posées autour des problèmes.

 La reformulation

La reformulation conjointe du problème et du cahier des charges qui consiste dans la « traduction » du problème, souvent formulé en langage d’expert, dans le langage du groupe qui peut être constitué de profanes.

 L’imprégnation

  • Elle remplace l’incubation individuelle et vient hâter en la forçant, celle du groupe.
  • Si la phase précédente (reformulation conjointe) consistait en une « retraduction » du problème dans le langage rationnel du groupe, celle-ci possède pour objectif sa traduction dans un langage plus affectif, irrationnel.
  • Elle permet d’entrer dans le problème par « l’autre porte », elle vise la prise en charge affective du problème par le groupe de recherche.
  • Elle est destinée d’une part à générer de l’énergie pour la résolution, d’autre part à créer une « obsession », cette « névrose » qui se résoudra dans la démarche de recherche.

La purge ou l’élimination des premières solutions

Cette phase consiste dans un « brainstorming sauvage » destiné à formuler les premières solutions qui apparaissent à la suite de cette première confrontation du rationnel et de l’imaginaire, et ainsi à éviter « l’effet de rideau » provoqué par l’apparition de ces premières solutions chez les participants.

En début de séance, faire exprimer par le groupe de façon « sauvage » toutes les idées qu’il peut avoir sur le sujet.

On ne cherche pas des solutions nouvelles mais on essaye de vider le stock d’idées connues qui pourraient perturber la phase créative.Il faut conserver ces idées. Il faut veiller à ce que tout le monde puisse s’exprimer cette étape a pour but d’éviter d’être, dés le départ, imperméable à l’apparition d’autres solutions tant il est vrai que l’on a tendance à se “bloquer” sur les premiers embryons de solutions et à les considérer comme pertinents alors qu’ils ne font généralement que reproduire nos schémas de pensées habituels.

La divergence

C’est la phase de stimulation à proprement parler. Elle consiste dans la recherche d’évocations,d’images, de symboles, de stimuli, dont les rapports avec le problème peuvent paraître extrêmement ténus.

C’est à ce niveau que les techniques de stimulation de la créativité (recherches du pas de côté, dérapage contrôlé de la pensée…) sont utilisées. L’objectif étant d’aller chercher des stimuli, des inducteurs.

C’est-à-dire un déclencheur de solutions, relié au problème par un “rapport d’ordre lointain”, situé dans un domaine hétérogène au champ du problème, non pas forcément très éloigné, peut-être analogique, associé par la parole, associé par un lien subjectif, par un lien inconscient, qu’importe, pourvu qu’il soit “à côté”.

Ce qui suppose, si l’on veut accroître les chances, de multiplier la liste des champs parallèles, de multiplier la quantité d’informations potentielles parmi lesquelles on puisse puiser.

Le croisement ou bissociation

C’est la principale phase de production d’idées à proprement parler.

Le croisement consiste dans la mise en relation successive et systématique de chacun des matériaux évoqués lors de la phase de divergence avec la formulation du problème.

Il s’agit donc là du décodage de la production symbolique précédente (divergence) en termes de pistes de solutions.

C’est une espèce de forçage de la mise en relation, phase d’effort extrêmement consommatrice d’énergie.

Le but étant de trouver un rapport entre ces inducteurs et le problème afin de faire émerger une solution ou une piste de solution.

La mise en forme des idées et l’évaluation des solutions

Elle comporte un premier temps de formulation des solutions possibles et un second temps de confrontation de ces solutions au cahier des charges, établi dès avant la recherche proprement dite.

Il est fréquent et en un sens rassurant et normal, qu’au cours d’une séance de créativité, on réinvente des choses qui existent déjà, soit qu’on les ignore, soit que l’idée arrive sous une forme si différente qu’on ne se rend pas compte tout de suite, qu’on a réinventé une chose bien connue.

Peu importe que cela existe déjà. Ce qui vient d’être dit est un point de départ, non une arrivée, et puisque cela existe déjà, il faut faire autre chose de cette idée, la transformer et non pas couper les ailes à l’imagination en l’affabulant d’un nom.

Les idées recueillies lors des séances de production d’idées ne sont jamais ou très rarement parfaitement adaptées au problème de départ. C’est pourquoi, il est nécessaire de forcer la réponse à s’adapter à la question.

Quitte à la retoucher, la réviser, la transformer.

Au sortir de la phase de croisement, on se trouve en présence d’idées en vrac, inarticulées entre elles, dont le seul lien est, qu’elles constituent des réponses partielles ou totales au problème posé.

Il importe donc de rapprocher ces idées et de sélectionner celle qui sera mise en œuvre.

Toutes les idées obtenues doivent être analysées dans le but d’en sélectionner une ou plusieurs qui sera mise en œuvre ou développée.

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